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Hellfest vendredi 28 juin : Entre découvertes et légendes

 

On démarre cette journée sous les embruns  marins portés par (la)  Houle, ça fouette le visage, ça réveil les plus fatigués d’entre nous et les fans venus en masse pour ce concert qui démarre à 11h, pour nous ça sera le coup de cœur du vendredi.
L’album ciel cendre et matière noire tout comme le groupe est taillé pour le live !

Après la déferlante de black metal on enchaine avec Gozu et son stoner survitaminé, dont le dernier album remedy, sera présenté en grande partie dans leur setlist.

On est d’humeur Stoner pour continuer cette journée et c’est tout naturellement que la suite du festival se passe avec Black Rainbows à la Valley, dont l’énergie n’est pas en reste.

Nous voilà ensuite partis pour voir Nebula sur la Valley, mais… on aura devant nous Gaupa et sa chanteuse danseuse, le groupe en veut et donne tout ce qu’il a, mais on a un peu de mal à rentrer dans leur set, le public semble également un peu frileux malgré le soleil de plomb et répond timidement au groupe.

S’en suivra ensuite un tour sur la Mainstage ou l’on est heureux de voir un tel groupe sur cette grande scène, même si le fait que ce soit en pleine journée enlève un peu de charme à ce concert de Fear Factory. Le groupe n’ayant rien sorti depuis 2021 nous a servi une setist qui est allé piocher dans l’ensemble de la discographie, de Demanufacture à The Industrialist, soupoudré d’Obsolete, de quoi prendre une bonne dose de Metal indus.

S’en suivra Planet of Zeus, qui nous délivre un bon stoner rock énergique.

Place ensuite à Kanonenfieber, et son black metal dont le thème principal est  la première guerre mondiale, à voir la scène on sait déjà que le groupe est venu pour nous en mettre plein la vue et les oreilles, la Temple va être ébranlée par les coups de canon, la pyrotechnie et un set impeccable du groupe. Pour nous ça sera notre deuxième coup de cœur de cette journée.

Satyricon et le Hellfest auront toujours été une histoire d’amour et ce n’est pas le petit discours de Satyr lors du concert qui le démentira en évoquant toutes ces années de collaboration. La soirée sera une rétrospective des grands classiques du groupe pour le plus grand plaisir des fans. Et ils étaient nombreux ce soir sous la Temple, il suffisait d’entendre toute la tente chanter sur Mother North pour s’en apercevoir. Une autre histoire d’amour mais avec son public pour un set qui restera gravé longtemps dans mes tripes.

Bon, ce qui suit aura déchiré l’équipe d’Objectif Live en deux, entre Fu Manchu très d’un coté et Pain of Salvation que votre serviteur et photographe adore par-dessus tout… finalement je me dévoue pour couvrir le début du show à la Valley de Fu manchu et délivrer quelques photos à Rémy qui restera sur place puis courir vers la Altar pour espérer pouvoir faire quelques photos du concert de Pain of Salvation. Le Hellfest a bien été cruel avec nous sur ce choc.

Comme toute star qui sait se faire désirer, Fu Manchu démarrera avec un peu de retard, de quoi chauffer la Valley en prévision d’un set de grande classe. Et encore une fois les rois du Fuzz ne décevront pas avec une Setlist composée de classiques tels que Evil Eye, California Crossing ou bien encore le mythique Laserbl’ast ! et sa ligne de basse destructrice mais aussi des nouveaux morceaux (Hands of the Zodiac prend toute sa dimension en Live). Après un Saturn III qui clôturera le tout de façon magistrale ce sera difficile de retomber sur terre, le voyage fut épique, Fu Manchu for ever 

Pain of Salvation ne feront pas regretter ce choix de finir par eux, et donc voir un peu plus de leur concert, la prestation comme à leur habitude est sans failles les deux derniers albums seront bien mis en avant dans cet setlist, on aura même le droit aux masques de chiens sorties du clip de Panther, le show sera clôturé par le fabuleux titre de Beyond the pale. 

Finir la soirée par Anaal Nathrakh c’est passer les potards de l’ampli à 11 et s’éclater la tête avec l’un des groupes les moins clément du genre et il fallait bien ça après les prestations que l’on vient de vivre.
Aucune pitié pour nos esgourdes ce soir malgré un début de set au son plutôt moyen. Mais ce sera vite rattrapé pour une pure orgie de Métal extrême. Mention spéciale à « Feeding the death machine » jouée qu’une seule fois en Live auparavant, les fans auront apprécié le cadeau.