HOWARD : »OSCILLATIONS »
Sortie le 28 mars 2025
NRV promotion
Troisième album du trio de fuzz rock parisien, ‘‘Oscillations’’ marque un tournant pour HOWARD. Dépression, isolement, addiction puis libération progressive, identité de genre et rage cathartique, les thèmes abordés sont plus sombres qu’avant.
S’autorisant enfin à l’expérimentation électronique, l’album comporte deux interludes qui viennent illustrer sans texte les états d’âme du trio.
Le trio français Howard revient en force avec « Oscillation », un album qui confirme leur statut de figure montante de la scène rock hexagonale. Après le remarqué « Event Horizon » en 2022, le groupe pousse encore plus loin son exploration sonore, mariant avec audace le fuzz rock puissant qui a fait sa signature à des textures électroniques novatrices. Le résultat est un disque captivant, riche en ambiances et en rebondissements, qui ne manquera pas de surprendre et de séduire.
Dès l’entame avec l’instrumental « Opening: Sample & Hold », Howard annonce la couleur. Loin des riffs frontaux habituels, le morceau déploie une électro musclée, soutenue par une rythmique implacable et des nappes d’orgue aux sonorités cosmiques. Cette introduction audacieuse témoigne d’une volonté d’expérimentation qui traverse tout l’album.
On retrouve ensuite le Howard plus « classique », mais toujours avec une touche d’originalité. « Dead », porté par le chant filtré de JM Canoville, est un titre rock déjanté où les arrangements font la part belle aux sonorités électroniques, notamment lors d’un break surprenant. Les singles « Don’t Make Me Go » et « Keep Running », dévoilés précédemment, s’inscrivent dans cette veine, abordant des thèmes sombres comme la dépression et le burn-out avec une énergie communicative et des mélodies accrocheuses.
Ce qui frappe le plus dans « Oscillation », c’est la manière dont Howard intègre l’électronique à son ADN rock. Il ne s’agit pas d’une simple superposition de sons, mais d’une véritable fusion, où les textures synthétiques viennent enrichir et complexifier le propos musical. On pense parfois à des groupes comme Muse pour la puissance et l’ambition sonore, mais Howard possède une identité propre, un mélange de nonchalance et de sophistication qui le distingue.
L’album explore différentes atmosphères, passant de la puissance brute à des passages plus ambiants et introspectifs. Les trois musiciens, JM Canoville (guitare, chant), Tom Karren (batterie) et Raphaël Jeandenand (orgue, basse), se montrent une fois de plus d’une redoutable efficacité, chacun apportant sa pierre à l’édifice sonore complexe et cohérent de « Oscillation ». Leur complicité transparaît à chaque morceau, témoignant d’un travail d’orfèvre en studio.
La production, soignée et inventive, met en valeur la richesse des arrangements et la dynamique des morceaux. La pochette, représentant la face avant d’un oscilloscope, illustre parfaitement l’approche du groupe : une fascination pour le son, les ondes et la manière dont ils peuvent traduire les émotions.
En conclusion
« Oscillations » est un album réussi, qui confirme le talent et l’originalité de Howard. Le groupe parvient à créer un univers sonore unique, à la fois puissant et mélodique, qui ne manquera pas de séduire les amateurs de rock psychédélique et de sonorités électro.
Où voir le groupe en concert :
- Howard sera en concert le 21 juin au Hellfest, et d’autres dates sont à venir.